Fais tes valises, on part à Seville !

Pour être clair dès le départ, je suis de ceux qui n’aiment l’hiver qu’une semaine dans l’année (pour le ski… Oui c’est pas réservé qu’aux blonds ! on m’appelle le chamois de Bab El Oued). Alors pour retrouver des températures convenables, j’ai dû m’envoler vers d’autres cieux (Ndlr : le réchauffement climatique n’a pas encore impacté significativement Strasbourg). Comme j’ai une technique infaillible pour ce genre de périple, j’ai jeté mon dévolu sur la ville andalouse de Seville, prêt à embarquer ? Voilà mon récit.

Rendez-vous à 6h du mat’ à la gare de Kehl

Le périple commence par une découverte de la gare de Kehl, car bien que je passe devant au moins 3 fois par semaine, ses entrailles m’étaient inconnues. C’est là, dans une température proche de 0 degrés que nous pensions naïvement pouvoir rejoindre l’aéroport de Baden-Baden où nous attendait notre avion direction Seville. Pour la première fois de ma vie j’ai critiqué l’organisation allemande (ach za devait arriver). A la gare pas de guichet où demandé des renseignements, ni d’informations en Anglais et encore moins en Français.

Compliqué de trouver l’itinéraire pour nous rendre à notre première étape. Après avoir questionné la serveuse d’un bar de la gare et quelques recherches sur le net, on apprend qu’un bus se rend dans la ville la plus proche de l’aéroport à 6h34. On apprend aussi à 6h36 (après avoir attendu 20 minutes à la station de bus) que ce n’était pas un bus mais un train. Soit on a mal lu, soit c’est mal organisé, soit on est con, je penche pour la troisième hypothèse. Par chance, habitant à 5 minutes de Kehl et notre avion ne décollant qu’à 10h, on avait le temps d’aller cherche ma voiture pour ne pas voir notre voyage compromis. En voiture Simone.

8h36, arrivé à l’aéroport international de Baden-Baden

Après avoir garé la voiture dans un parking de l’aéroport à 53 euros les 4 jours, il nous fallait encore 10 minutes de marche pour atteindre le lieu d’embarquement. Comme pour nous rappeler ce qu’on allait quitter, la température passe sous les zeros degré et le vent nous freine dans notre avancé. Une fois au chaud dans ce tout petit aéroport, on a le temps de faire les singes lors du checking et de patienter sagement pour embarquer. Pensant voyager OKLM étant donné la période qui ne s’inscrit pas dans les congés scolaires (ni français, ni allemand), on a été étonné de voir que beaucoup avaient eu la même idée que nous. L’avion était plein.

ryanair

Petit conseil : même étant en Allemagne, n’oubliez pas que beaucoup de français voyagent via les aéroports allemands. Mon pote en aura fait la honteuse expérience quand il me dit à haute voix : “Fais les yeux doux à la meuf derrière toi pour qu’elle se déplace et qu’on puisse se mettre tous ensemble”, laquelle lui place dans les dents “La meuf elle parle français”. Fin du game.

3h de vol et nous voilà dans la capitale de l’Andalousie

Après avoir ronflé tout le trajet, on arrive à l’aéroport de Seville, évidemment personne ne nous attendait, ça m’a rendu triste. Une tristesse vite balayée par la chaleur, ce pour quoi nous étions venue et moi plus particulièrement. Habillé comme des bledards à la montagne, les 17 degrés de température nous ont vite fait tomber la veste.

Alfafla

Bizarrement, contrairement à l’Allemagne, on trouve directement le bus qui devait nous ramener au centre ville. C’était plus compliqué pour trouver la correspondance pour aller à notre hôtel. Par chance, à l’arrêt de bus on tombe sur un monsieur, qui, nous voyant galérer, nous interpelle. Dans un français presque parfait et quand on lui a dit qu’on venait de Strasbourg, il s’est même mis à imiter l’accent allemand. Foutus clichés, mais grâce à lui on trouve le bus qu’il nous faut, merci mon colonel. Bref on arrive à se rendre à notre hôtel dans l’extrême centre ville de Seville. L’aventure commence.

Jour 1 : on prend nos marques

On arrive dans cet hôtel “Pension Azahar” pour lequel on avait payé 43€ chacun pour 3 nuits, autant vous dire qu’on ne s’attendait pas à dormir au Plaza Athénée. Mais comme “Azahar” veut dire “Chance” en arabe, on peut dire qu’il porte bien son nom. On a été très agréablement surpris de découvrir un hôtel idéalement situé, avec un cachet typiquement andalous. Le minimalisme des chambres nous allait bien. Après  la douche et un peu de repos, nous voilà dans la ville pour sillonner ses petites ruelles très charmantes. Seville est une ville réputée en Espagne pour sa qualité de vie. On a vite compris pourquoi. Un monde fou dans les rues, quelle que soit l’heure de la journée et des animations de rue dans tous les coins de la ville. Pour ne pas être trop déboussolé on se tape un MacDo, marcher sa creuse.

Azahar

A la nuit tombée, on se rend dans un club dont on avait entendu parler dans la journée : l’Uthopia. Maison secondaire des joueurs de foot, français notamment, comme Steven Nzonzi, Wissam Ben Yedder ou Nasri l’année dernière. A notre arrivée on est marqué par le nombre de groupes de filles, que personne ne vient souler ou accoster, du coup on ne l’a pas fait non plus. Sur 2 étages, l’établissement de nuit propose deux ambiances, aussi cool l’une que l’autre. Un bon endroit où rencontrer de vrais Sevillan(e)s et parler avec eux lorsqu’il ne sont pas encore complétement gaz.

Jour 2 : Visite de l’attraction touristique de la ville

Le lendemain, réveil matinal pour prendre un petit déjeuner au soleil sur l’une des nombreuses places de la ville, avant d’aller visiter une des attractions touristiques de Seville : La Place d’Espagne. Comme son nom l’indique, c’est une place immense (qualifiée de spectaculaire par Wikipedia himself) devant un palais tout aussi immense censé représenté la grandeur de l’Espagne.

plazaespana

Pour ceux que la pierre n’intéresse pas beaucoup, sachez que vous pourrez faire un tour de barque sur les cours d’eau qui bordent la place. Compte 6€ pour avoir le droit de ramer 30 minutes.

Visiter ça creuse l’estomac, après cette visite, direction “La Alicantina”. Un restaurant spécialisé dans le poisson et les fruits de mer. Sur l’échelle du kiff, on était plutôt pas mal. Séville étant à 40 minutes de la mer, le poisson frais est vraiment frais. Au menu : Crabe, Langoustine, Gambas, etc. une orgie gustative pour environ 40€ par personne.

La Alicantina

Jour 3 : Le palais Real Alcazar, le kiff total

Comme on a kiffé les petits déj’ au soleil sur l’une des places à proximité de notre hôtel, ben on en a fait notre petit rituel pour bien commencer la journée. Chauvin comme on est, on a même trouvé un café qui proposait des viennoiseries pas trop mauvaises. De quoi prendre des forces pour notre visite de la journée.

L’attraction touristique du jour : Le Real Alcazar. Ce palais majestueux construit au 9e siècle par les Almohades (ancêtres des Marocains, entre autres), est un bijou d’architecture ! Un mélange impressionnant entre les cultures musulmanes et chrétiennes propres à l’identité Andalouse. Par exemple, l’ancien minaret de la mosquée a été transformé en clocher, mais en gardant toutes les caractéristiques du minaret. Que ce soit dans les grandes pièces du palais ou dans ces jardins magnifiques, le Real Alcazar vous transporte dans un  autre monde. De quoi flâner toute l’après-midi dans les dédales du palais et prendre des photos pour bluffer vos parents lors de votre retour.

Comme la veille, après les visites, on avait les estomacs qui criaient famine. Un dicton dit qu’aller en Espagne, sans manger de paëlla, c’est aller au Portugal (je suis plus sûr de la tournure). On a cherché un restaurant où on pourrait manger une paëlla typiquement Sevillane. Bingo, on trouvera notre bonheur pas loin de la place Alfalfa dans l’hypercentre historique. Pour 15 balles on s’est pété le bide et c’était super bon.

Alfalfa

Pour finir notre périple et comme on se levait très tôt le lendemain pour prendre notre avion, on est allé fumer une chicha (pour pas être trop dépaysé) dans la festive “Calle San Fernando”, artère du centre connue du centre ville. Moment détente, dans un endroit fréquenté par tout type de clients (jeunes, moins jeunes, filles, pas filles, etc.), juste le temps de boire un thé marocain, de discuter avec des espagnoles et de sympathiser avec les serveurs. Notre séjour touchait à sa fin.

Séville, une ville que je conseille à tous. Une ville qui nous aura permis de profiter du soleil, de partager un moment foot avec pour seuls mots maîtrisés “passa la pelota” avec des gosses sur l’une des place de la ville, de flâner dans des ruelles aussi mignonnes qu’authentiques, etc. En bref, si t’as l’occasion de visiter l’Andalousie, fonce !

Peace & Churros

Fiche Technique

  • Trajets : Baden-Baden – Sevilla
  • Prix des billets d’avion : 26€ Aller-Retour
  • Prix de l’hôtel : 90€ pour les 3 nuits
  • Ticket transfert Aéroport/centre ville : 1€40
  • Frais de parking aéroport Baden-Baden : 53€ pour 4 jours
  • Plus de photos sur instagram : @yas.i.am
    Blog Strasbourg

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1 Comment

  • Chris 1 février 2018 at 15 h 00 min

    Ps trop compliqué de partir de chez les allemands ?

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